Laboratoires

Le Laboratoire d'expérimentation
des modernités

Activités du laboratoire

Ces dernières années, les activités du LEM se sont organisées autour de 4 axes :
- les colloques (en interne ou avec des partenaires extérieurs)
- des voyages d'études pour les étudiants inscrits au LEM
- des éditions
- des expositions (notammant avec la Galerie Bernard Ceysson)

Voici ci-dessous quelques exemples de réalisations

Colloques

[Cliquez pour accéder au détail des colloques]

Michel Parmentier, La Peinture même

Avec Karim Ghaddab (ESADSE), Cédric Loire (École supérieure d'art de Clermont), Romain Mathieu (ESADSE et Université Aix-Marseille), Éric Suchère (ESADSE), Tristan Trémeau (École supérieure des beaux-arts de Tours et Académie Royale des beaux-arts de Bruxelles) et les étudiants du Laboratoire d'expérimentation des modernités.

Le 17 décembre à 14h, auditorium de l'ESADSE
Le 18 décembre à 9h30, salle de séminaire 2, ESADSE


Michel Parmentier (1938-2000) demeure l'un des artistes emblématiques de la peinture abstraite de la fin du XXe siècle. Ses oeuvres sont présentes dans les principaux musées français et au MOMA de New York. Après une première période plus expressive, il développe à partir de 1965 un travail radical de peinture au pochoir, réalisées en aveugle dans l'héritage de Simon Hantaï. Il expose lors de manifestations contestataires avec Daniel Buren, Olivier Mosset et Niel Toroni, mettant à mal les attendus traditionnels de la peinture (illusionnisme, symbolisme, expressivité, gestualité, touche, récit, jouissance esthétique, etc.). En 1968, considérant être parvenu à la formulation optimale de son propos artistique et refusant toute redite et toute concession à la réification marchande, il met un « arrêt définitif » à sa pratique picturale. La reprise de la peinture en 1983, selon des termes formels et théoriques identiques, pose les questions de la répétition et de la variation, des liens entre énonciation théorique et de la jouissance du faire.
Le colloque sera l'occasion d'examiner quelques problématiques liées à son travail posé comme symptomatique de la fin des avant-gardes et de la modernité aussi bien dans sa dimension esthétique, politique qu'éthique... Karim Ghaddab évoquera les problématiques posées par « l'arrêt définitif » entre 1968 et 1983. Cédric Loire interviendra sur les relations entre l'art minimal américain et celle l'artiste. Romain Mathieu interviendra sur les relations entre Parmentier et Maurice Blanchot. Eric Suchère établira des connexions probables entre les thématiques de Roland Barthes et la poésie de Denis Roche. Tristan Trémeau dressera une généalogie possible avec l'Internationale Situationniste. Des étudiants de l'ESADSE, membres du Laboratoire d'expérimentation des modernités feront quelques présentations sur des sujets tels que l'utilisation des tracts par Buren, Mosset, Parmentier et Toroni, sur les dispositifs d'accrochage lors des manifestations communes de ces artistes et sur la relation à la performance...

Littéralités, concepts et pratiques

Joseph Kosuth, Five Words, 1965, tubes fluorescents, dimensions variables, Whitney Museum of American Art
En collaboration avec l'Université Jean Monnet (Saint-Étienne) et l'Université Paris VIII

Avec Yves Abrioux (Université Paris VIII), Benoît Auclerc (Université Lyon III et Passages XX-XXI), Jan Baetens, Stéphane Baquey (Université Aix-Marseille), Vincent Broqua (Université Paris VIII), Antoine Cazé (Université Paris VII), Anne Favier (Université Jean Monnet), Karim Ghaddab (ESADSE), Jean-Marie Gleize, Abigail Lang (Université Paris VII), Romain Mathieu (ESADSE et Université Aix-Marseille), Laure Michel (Université Paris IV), Frédéric Montégu (Université Lyon 2), Jean-François Puff (Université Jean Monnet), Jean-François Py (Université Lyon I), Éric Suchère (ESADSE), Pierre Wat (Université Paris I)

Du 20 au 22 mai 2014 à l'ESADSE et au Musée d'art moderne de la ville de Saint-Étienne

« Littéral » : le terme a un sens reçu, dans la langue française - il désigne, selon le Littré, ce « qui est selon la lettre, selon le texte, conforme à la lettre, au texte » ; la littéralité est donc une forme spécifique d'interprétation visant à restituer au plus près le sens d'un texte. Le premier exemple d'emploi du terme dans cette acception, dans le même dictionnaire, est de Bossuet, et dit ceci : « Après avoir établi les faits par des preuves littérales et incontestables ». De la lettre, nous voilà donc d'emblée renvoyés aux faits. Et dans la possibilité de ce renvoi tient sans doute encore l'enjeu des pratiques modernes et contemporaines qu'on peut qualifier de « littérales ».

Modernité(s) 1

ESADSE, option art, ©S. Binoux
ESADSE, Auditorium de la Cité du Design
Le 26 janvier 2012, de 10h à 17h.


Modernité, modernisme, postmodernité, contemporanéité... autant de notions qui se chevauchent parfois, se contredisent souvent et sur lesquelles les approches divergent. Où en sommes-nous ? La modernité est-elle toujours de mise ? Sommes-nous encore dans le tout est possible de la postmodernité ? Ou la contemporanéité diffère-t-elle à la fois de la modernité et de la postmodernité. À moins que ces trois notions n'en forment qu'une seule, ne soient que trois modes spécifiques d'une même pensée.

Le colloque se propose de donner quelques pistes de lecture à partir, principalement, d'interventions d'artistes. Chaque artiste reviendra sur sa pratique et sur la manière dont elle s'articule et dont elle continue de s'articuler avec ces différents modes.

Olivier Mosset a été membre d'une des dernières avant-gardes du vingtième siècle. Vincent Corpet, pour sa part, a commencé à peindre au moment où la notion de postmodernité a tenté d'en finir avec ces mêmes avant-gardes. Miquel Mont a voulu redéfinir un projet contemporain à partir de cette idée de postmodernité. Le colloque s'achèvera avec une intervention de Romain Mathieu, historien et critique d'art, qui s'attachera à articuler ces expériences singulières afin de mieux penser la situation actuelle et sa complexité.

Modernité(s) 2

ESADSE, bâtiment H, Photo S.Binoux
ESADSE, Auditorium de la Cité du design
Le 20 décembre 2012, de 10h à 17h


Ce second colloque organisé par le LEM (Laboratoire d'Expérimentation des Modernités) fait suite à celui du 26 janvier 2012, qui avait réuni Vincent Corpet, Romain Mathieu, Miquel Mont, Olivier Mosset.

Modernité, modernisme, postmodernité, contemporanéité... autant de notions qui se chevauchent parfois, se contredisent souvent et sur lesquelles les approches divergent. La modernité est-elle élevée au rang de mythe fondateur de notre présent ? Demeure-t-elle le socle de l'expérience postmoderne ? N'est-elle plus qu'un simple réservoir iconographique ? Ou bien encore, la trahison constitue-t-elle la seule attitude authentiquement moderne aujourd'hui ?

Le colloque se propose de donner quelques pistes de réflexion à partir de l'expérience de trois artistes et un théoricien. Chacun d'eux reviendra sur sa pratique et sur la manière dont il envisage le rapport à l'histoire, à l'utopie et aux problématiques formelles.

Bernard Ceysson (historien de l'art, conservateur, commissaire d'expositions et galeriste) définira les enjeux de ses engagements passés et présents, sur ces questions.
Ronan Barrot (peintre) revendique l'héritage de la grande peinture et ses corollaires : la figure, le récit, la matérialité de la peinture...
Nicolas Chardon (peintre) utilise les signes de la modernité sur le mode de la citation : « quand je parle de radicalité, c'est plutôt d'une image de la radicalité en peinture dont il s'agit. »
Jean-François Maurige (peintre) maintient l'exigence formelle moderniste liée à l'abstraction, la couleur, le geste, le format.



Une rose est une rose

Colloque "Une rose est une rose"

Littéralité en poésie et dans les arts plastiques des années 1950 à nos jours

La Laboratoire d'expérimentations des modernités de l'ESADSE organise en partenariat avec l'Université Jean Monnet, l'Université Paris VIII - Vincennes Saint-Denis et le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole un colloque les 20, 21 et 22 mai 2015 sur la thématique de la littéralité.

Avec les interventions de :
Yves Abrioux, Benoît Auclerc, Jan Baetens, Stéphane Baquey, Vincent Broqua, Antoine Cazé, Anne Favier, Jean-marie Gleize, Abigail Lang, Romain Mathieu, Laure Michel, Frédéric Montégu, Jean-François Puff, Camille Saint-Jacques, Eric Suchère.

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Archives rêvées, mémoires de peintre

Ce colloque s'inscrit dans un cycle d'exposition et de journées d'études / colloques organisés durant l'année 2016.

C'est un projet de recherche qui associe l'ESADSE, le Laboratoire Arts des Images et Art contemporain de l'Université Paris 8, la Maison d'Art Contemporain Chaillioux (MACC) Centre d'art contemporain de Fresnes en Val-de-Marne et les Archives Nationales ainsi que des galeries privées (Galerie Bernard Ceysson, Galerie Bernard Jordan, Galerie Jean Fournier).

Durant cette journée, interviendront Eric Bonnet (professeur et directeur du laboratoire EA 4010 AIAC Arts des images et art contemporain), Céline Lubac (docteure et ATER de l'Université Paris 8, membre du laboratoire EA 4010 AIAC), Marcel Lubac (directeur de la Maison d'Art Contemporain Chaillioux (MACC) centre d'art contemporain de Fresnes en Val-de-Marne), Jean Laube (Artiste, enseignant à l'Ecole Supérieure d'Art d'Avignon) ainsi que trois étudiants membres du Laboratoire d'Expérimentation des Modernités (LEM) de l'ESADSE.

Colloque ouvert aux étudiants des années 2 à 5 option art et également aux étudiants en design

jeudi 7 avril, Auditorium

Référent : Laboratoire d'Expérimentation des Modernités (LEM)


Editions

L'imagination est un lieu où il pleut
Gilgian Gelzer & pratiques contemporaines


Collection « Beautés », sous la direction de Camille Saint-Jacques et Éric Suchère
Éditeur : Galerie Jean Fournier, Paris
256 pages
ISBN 978-2-9530429-8-6
Parution : 6 octobre 2014
Prix : 22 euros

Commentant un vers de Dante, Italo Calvino constate dans ses Leçons américaines que « l'imagination est un lieu où il pleut ». Si cette remarque sert de fil conducteur pour réfléchir à l'oeuvre de Gilgian Gelzer, c'est qu'elle résume notre interrogation sur les origines, le commencement... ce qu'on nomme : l'inspiration. Peintre, dessinateur, photographe, enseignant, Gelzer ouvre sa pratique artistique à tous les possibles. Refusant le discours lorsqu'il est réducteur, il préfère la perplexité de celui qui s'en remet aux oeuvres prochaines pour comprendre l'enjeu de celles en cours. Autour de lui, nous nous proposons de réfléchir à ce qui préside au désir de créer. Autrement dit qu'est-ce que ce « il » impersonnel qu'évoque Calvino, capable de faire pleuvoir les idées fertiles de l'imagination artistique ? Les réponses possibles varient selon les époques, les cultures, les systèmes de pensées, les individus... Il ne s'agit bien sûr pas ici d'en établir un classement mais, de comprendre les ressorts de quelques-unes des réponses parmi les plus stimulantes pour la création contemporaine.

Editions

Une rose est une rose
Michel Parmentier & Pratiques contemporaines

Collection beautés, sous la direction de Camille Saint-Jacques et Eric Suchère
Editeurs : Galerie Jean Fournier et FRAC Auvergne
ISBN: 978-2-9530429-7-9
Parution: Novembre 2015
Prix : 24 euros

En 1913, Gertrude Stein écrivait "Une rose est une rose est une rose est une rose" et Marcel Duchamp proposait son premier ready-made (aidé), la Roue de bicyclette. Chacune des deux oeuvres introduisait l'idée de la répétition à l'identique d'une chose semblant ne rien dire et vider l'oeuvre d'art de sa profondeur symbolique. Depuis Franck Stella a enfoncé le clou avec sa fameuse déclaration "Ce que vous voyez est ce que vous voyez", et le vers célèbre de Marcelin Pleynet "Le mur du fond est un mur de chaux" semble avoir émis l'idée de la littéralité comme mode possible de l'art, d'un art procédant par prélèvement, répétition, neutralité du sujet, revendiquant la surface cobtre la profondeur, refusant la métaphore ou la psychologie, usant apparemment de l'évidence du visible et du lisible - tout ce dont témoigne l'oeuvre de Michel Parmentier.

Expositions

Expositions des étudiants inscrits au laboratoire à la galerie Bernard Ceysson à Saint-Étienne

Les étudiants inscrits au laboratoire choisissent un artiste avec lequel ils entreprendront un échange menant à un accrochage collectif. Moment de dialogue, l'exposition s'inscrit dans la volonté de définir des modes de recherche non discursifs.
Les expositions sont organisées au printemps.

Equipe du Laboratoire

Équipe ESADSE
Karim GHADDAB
Denis LAGET
Éric SUCHERE

Chercheurs associés
Romain MATHIEU
Philippe ROUX