Arts and Crafts aujourd’hui

17-18 Octobre 2019 – Auditorium de la Cité du design

Visuel de Clémentine Post, 2019Visuel - Clémentine Post, 2019
Catégorie : Colloque
Publié le : 24 Juil 2019
Le mouvement Arts and Crafts se caractérise par une volonté de fusion de l'art et de l'artisanat et peut être considéré comme une source du design. Animé par des théoriciens, des artistes et des architectes, il concentre plusieurs enjeux qui pourraient trouver une nouvelle actualité dans la création contemporaine en art et en design. Le rapport à l'histoire de l'art fait non de ruptures mais de résurgences, une attitude critique portée à des utopies concrètes en lien avec l'écologie, une relation assumée à la technique et à l'artisanat, le brouillage de la frontière entre art, art décoratif et design sont autant de questionnements qui trouvent un écho particulier dans l'art et le design aujourd'hui.


Comité d'organisation et de sélection


- Christophe Bardin (Professeur des Universités en Théorie de l'art, membre du CIEREC, Université Jean Monnet),
- Annie Claustres (Maître de conférences Habilité à diriger des recherches en histoire de l'art contemporain, membre du LARHRA, Université Lumière Lyon 2),
- Karim Ghaddab (Professeur de Théorie de l'art, Esadse),
- Denis Laget (artiste, Professeur à l'Esadse),
- Romain Mathieu (Professeur d'Histoire de l'art, Esadse),
- Philippe Roux (Professeur de Théorie de l'art, Esadse et Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne),
- Didier Semin (Professeur d'Histoire de l'art, École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris),
- Aurélie Voltz (Directrice du Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne)

Avec la participation de
 
BARDIN Christophe, BRUMENT François, CHTIOUI Mohammed-Ali, CLAUSTRES Annie, DRESSEN Anne, DUPONT Jérôme, GHADDAB Karim, GOLSENNE Thomas, LAUGIER Sonia, MATHIEU Romain, OUJLAKH Bahéra, PETIOT Aurélie, ROUX Philippe, SEMIN Didier, SIBERTIN-BLANC Jean-Baptiste


L'utopie d'Arts and Crafts, qui s'incarne dans des communautés d'artistes-artisans, propose une forme de modernité alternative, largement distincte du programme des avant-gardes. L'esthétique de ce mouvement ne se projette pas dans un idéal universaliste et absolu, érigé sur une rupture avec le passé, mais revendique un processus de création des formes inscrit dans une historicité. Le projet d'Arts and Crafts n'en est pas moins politique mais son utopie prend une forme très concrète dans des communautés de travail en lien avec la nature, manifestant une première préoccupation écologique. D'autre part, les Arts and Crafts opèrent une fusion de l'art, de l'artisanat et de l'ornement, qui ne se réduit pas à la tradition des arts décoratifs. Les motifs des tapisseries et les tableaux de Dante Gabriel Rossetti se confondent dans une même aspiration vers une unité décorative qui reconsidère la valeur d'usage de l'oeuvre, comme les vitraux et peintures d'Edward Burne Jones. À l'opposé d'une autonomie de l'art, ces productions induisent une circulation entre l'oeuvre d'art et l'objet du quotidien. Cette démarche ornementale s'accompagne également d'une revendication d'un savoir-faire. qui prend aussi à rebrousse-poil un trait convenu de la modernité. Il s'ensuit des formes qui attirent par leur singularité en même temps qu'elles échappent à un certain nombre de critères de goût du projet moderne.

Ces quelques traits rapidement esquissés sont autant de questions et de pistes de réflexion pour appréhender les résurgences d'Arts and Crafts dans la période actuelle. Ils demanderaient à être précisés à travers les écrits de William Morris et les réalisations de ses protagonistes. Ces quelques éléments permettent néanmoins de faire l'hypothèse d'une persistance de ces questions qui trouvent aujourd'hui une résonance particulière. Depuis les années soixante-dix, de nombreux artistes ont intégré dans leurs oeuvres des éléments de mobiliers et ont investi le domaine du décoratif. Ces oeuvres se rapportent à une forme d'ambiguïté (entre objet et peinture notamment) et donc d'impureté qui se distingue de la réduction moderniste vers la forme autonome. L'appropriation de techniques relevant de l'artisanat dans certaines démarches, comme le textile dès les années soixante-dix et, aujourd'hui, le renouveau de la céramique pourraient être pleinement appréhendés à travers un phénomène contemporain de réminiscences des enjeux portés par Arts and Crafts. Ces questionnements se déclinent également sur le plan historiographique avec la réévaluation de démarches ou de pans de la production d'un artiste que la modernité avait plutôt minoré. L'intérêt récent pour les céramiques de Lucio Fontana illustre pleinement ce renouvellement des approches. Dans le champ du design, l'héritage contemporain d'Arts and Crafts est réel et peut être revendiqué comme dans le design hollandais depuis le début des années 2000. Les références à William Morris peuvent aussi être convoquées par les designers afin de situer leurs pratiques dans un registre critique à l'égard du système de production et de consommation contemporain. On pourra également interroger les connotations politiques et anthropologiques qui pourraient accompagner l'indexation de certaines démarches artistiques à l'artisanat, au décoratif ou convoquant un statut ambigu de l'objet à partir de l'épuisement du récit moderniste.
Cet aperçu révèle donc l'actualité de certains enjeux qui se cristallisent autour d'Arts and Crafts et que nous souhaiterions aborder au cours du colloque :

−  un rapport à l'histoire fait non pas de ruptures mais de résurgences
−  une attitude critique rapportée à des utopies concrètes 
−  une relation assumée à la technique, au savoir-faire ou à l'artisanat
−  une expansion de l'oeuvre vers le décoratif et le design qui tend à remettre en cause les normes de goût

Programme


Jeudi 17 Octobre


10h Accueil des publics et des participants

(par Claire Peillod, Directrice de l'École Supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne)

10h15 Introduction

par Romain Mathieu responsable de l'équipe de Recherche LEM (Laboratoire Expérimental des Modernités) de l'École Supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne

10h30 Session 1: Lire William Morris aujourd'hui

Modération par Romain Mathieu, historien de l'art, Enseignant Chercheur à l'École Supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne, Laboratoire d'Expérimentation des Modernités (LEM)

- Didier Semin, enseignant aux Beaux-Arts de Paris
- L'artisanat médiéval : un modèle inactuel ? , Thomas Golsenne, Maître de conférences en histoire de l'art et cultures visuelles, Université de Lille, laboratoire IRHiS
- William Morris penseur politique pour l'aujourd'hui, Philippe Roux, Enseignant Chercheur à l'Étienne Supérieure d'Art et Design de Saint-Etienne, Laboratoire d'Expérimentation des Modernités (LEM)

12h30 - 14h Pause déjeuner


14h Session 2: Designers et artisans, de nouvelles relations ?

Modération par Annie Claustres, Maître de conférences HDR en histoire et théorie de l'art contemporain, Université Lyon 2, Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA)

- Quand l'ouvrier et l'artisan reviennent au coeur de la démarche, Christophe Bardin, Professeur, Université Jean Monnet, Centre Interdisciplinaire d'Etudes et de Recherches sur l'Expression Contemporaine (CIEREC)
- Une éclipse de l'objet, Jean-Baptiste Sibertin-Blanc, Designer, Ensci Paris, Fondateur du Studio JBSB, Enseignant à l'École Nationale Supérieure d'Art et de Design de Nancy
- Les Arts Codés, François Brument, Designer, professeur à l'Esadse, co-responsable du Random(lab) et Sonia Laugier, Ingénieur et Designer, intervenant dans l'enseignement dans le cadre de workshops

16h30 - 18h Session 3: Table ronde - artistes et designers invités




Vendredi 18 Octobre


9h Accueil


9h15 Session 4 : Une modernité alternative

Modération par Karim Ghaddab, Théoricien et critique d'art, professeur à l'Esadse, option Art, co-responsable de l'équipe Laboratoire d'Expérimentation des Modernités (LEM)

- Art -craft : une histoire mouvementée d'attraction et de répulsion qui dure depuis la fin du 19e, Anne Dressen , Curator, MAMVP
- William Morris au Japon, hier et aujourd'hui, Annie Claustres, Maître de conférences HDR en histoire et théorie de l'art contemporain, Université Lyon 2, Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA)

11h Session 5 : Arts and Crafts, modèles pour un design critique ?

Modération par Christophe Bardin, Professeur, Université Jean Monnet, Centre Interdisciplinaire d'Etudes et de Recherches sur l'Expression Contemporaine (CIEREC)

- Ni ici, Ni maintenant : le Designer est-il un post-Prométhée ?, Mohammed-Ali Chtioui, docteur en Esthétiques et pratiques des Arts, option : théories du design, ISBAS, Ur13Es57
- Réification des arts minorés de la vie : enjeux écosophiques des arts & crafts dans l'art et le design contemporain, Jérôme Dupont, PRAG docteur en art-design. Chercheur permanent du MICA (EA4426) de l'université Bordeaux Montaigne et du groupe de recherche SITÉ de l'Université de Nîmes. Chercheur associé de l'équipe de recherche Projekt (EA7447) et responsable de son programme Pédagogie du design, design de la pédagogie de l'université de Nîmes. Responsable du master 2 MEEF parcours arts appliqués de l'ESPE-LR.

12h30 - 14h Pause déjeuner


14h Session 6 : Réactivations d'Arts and Crafts dans l'art contemporain

Modération par Philippe Roux, Enseignant Chercheur à l'Étienne Supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne, Laboratoire d'Expérimentation des Modernités

- "Long live the New!": Citations et réemplois des motifs Arts and Crafts dans l'art contemporain, Aurélie Petiot, Maîtresse de conférences à l'université Paris Nanterre
- Les fiberartists, une relation étroite mais différenciée entre art et artisanat textile, Bahéra Oujlakh, Doctorante SHS, Arts et humanités, spécialité arts plastiques, Université Polytechnique Hauts-de-France
- Arts and Crafts aujourd'hui: pour un projet d'exposition, Karim Ghaddab et Romain Mathieu, Enseignants Chercheurs à l'Étienne Supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne, Laboratoire d'Expérimentation des Modernités (LEM)

16h30 Clôture



Christophe Bardin est professeur des universités en Design à l'université Jean Monnet de Saint-Étienne. Ces recherches portent sur le concept d'industrie d'art - aujourd'hui industrie du luxe - au travers du matériau verre, en posant la question de pratiques artistiques dans un système de contraintes données - esthétique, économique, politique ou sociologique, entre autres.
 
François Brument et Sonia Laugier co-fondent en 2015 « Les Arts Codés » lieu de convergence entre les savoir-faire numériques et les métiers d'art.Leurs travaux sont exposés en France et à l'étranger depuis 2005 et figurent dans les collections du Fonds National d'Art Contemporain, du Centre Pompidou, du SF Moma, du Cooper-Hewitt design museum, du musée des Arts Décoratifs, du Centre Canadien d'Architecture, du Yingge Ceramics museum et du VIA.
 
Mohamed Ali Chtioui, docteur en Esthétiques et pratiques des arts, option : théories du design et designer de produit.
Il a travaillé durant son master de recherche sur l'approche de l'anti-design italien et ses résurgences actuelles, avant de continuer sa thèse de doctorat sur la mutation de la société contemporaine et des paradigmes du design, à travers l'approche du design critique anglais.
Les axes de recherche sur lesquels travaille M Mohamed Ali Chtioui sont : la critique en design, le design social et l'activisme en design.
 
Annie Claustres est maître de conférences HDR en histoire et théorie de l'art contemporain à l'université Lyon 2. Elle a récemment fait paraître un ouvrage Objets emblèmes, objets du don. Enjeux postmodernes de la culture matérielle, de 1964 à nos jours [Presses du réel, 2017], qui analyse les interactions entre arts de l'objet du quotidien et design à l'aune de la culture matérielle, et réactualise les théories du don. Elle est lauréate de la villa Kujoyama 2019.
 
Anne Dressen est commissaire d'exposition au MAMVP. Ses expositions interrogent les pratiques artistiques officieuses ou périphériques au regard des beaux-arts traditionnels, notamment autour du son et du clip vidéo, de la copie et de la reproduction, de l'artisanat et du décoratif, ou encore du pornographique, en lien étroit avec les études culturelles, post-coloniales, et du genre, à l'instar de : « Off the Record » (2004), « Playback » (2007), « Sturtevant » (2010), « Seconde main » (2010), « La Demeure Joyeuse » (2012), « Decorum. Tapis et tapisseries d'artistes » (2013-2014), « Carol Rama » (2014-2015) et « MEDUSA, Bijoux et tabous » (2017). Son prochain projet explorera la céramique comme un art universel et relationnel, entre l'art, l'utilitaire et le décoratif.
 
Jérôme Dupont mène un travail de recherche portant sur les relations entre arts et design, leur implication dans la société contemporaine, leur relation à des matrices antérieures et leur incidence politique. Agrégé et docteur en arts, il est PRAG à l'université de Nîmes, responsable du master II enseignement MEEF arts appliquésde l'École Supérieure du Professorat et de l'Éducation de Languedoc-Roussillon et responsable du programme Pédagogie du design, design de la pédagogie de l'équipe de recherche PROJEKT (EA7447) de l'université de Nîmes. Il est chercheur permanent del'axe 4 Art, Design, Scénographiedu laboratoire le MICA (EA4426) de l'université Bordeaux III et du groupe de recherche SITÉ de l'université de Nîmes. 
 
Karim Ghaddab est critique d'art, membre de l'AICA (Association Internationale des Critiques d'Art). Il est professeur d'histoire et théorie des arts à l'École Supérieure d'Art et Design de Saint-Etienne, où il a également co-fondé le LEM (Laboratoire d'Expérimentation des Modernités). Auteur de très nombreuses préfaces de catalogues, il est un contributeur régulier de la collection « Beautés » (Éditions Galerie Jean Fournier) et a collaboré à plusieurs revues spécialisées (Le Journal des Expositions, art press, Art Absolument...).
Parallèlement, il est occasionnellement commissaire d'expositions : conception scientifique de la première rétrospective de Marc Devade (musées de Coblence, Allemagne, et de Tourcoing en 2003-2004), Céramiques et belles dentelles (Galerie Corinne Caminade, Paris, 2005), Hospitalité toi m'aime (Espace d'Art Contemporain Camille Lambert, Juvisy-sur-Orge, 2007), ConDom (Galerie du Haut-Pavé, Paris, 2009), Memento (L'H du Siège, Valenciennes, 2012) et News of the fake (Orangerie du château, Sucy-en-Brie, 2018).
Il a été directeur artistique de la manifestation L'art dans les chapelles (Morbihan) de 2011 à 2016.
 
Thomas Golsenne, docteur en histoire de l'art, est maître de conférences en histoire de l'art et culture visuelle à l'Université de Lille et co-directeur du master Sciences et Cultures du Visuel. Il a notamment co-publié une traduction en français du De Pictura de Leon Battista Alberti (Paris, Seuil, 2004), co-dirigé La performance des images (Bruxelles, Éd. de l'Université de Bruxelles, 2010), a publié divers articles sur l'ornementalité à la Renaissance ou dans l'art contemporain, sur l'anthropologie des images, la technique dans l'art contemporain. Il a dernièrement publié Pascal Pinaud. Serial Painter (Genève, 2014), Essais de bricologie (co-dirigé avec P. Ribault, 2016) et Carlo Crivelli et le matérialisme mystique du Quattrocento (Rennes, 2017).
 
Romain Mathieu est historien de l'art. Après un cursus de philosophie, il fait des études d'histoire de l'art et réalise un doctorat en histoire de l'art contemporain. Ses travaux de recherche portent sur les rapports entre textes et oeuvres, les relations entre arts plastiques et littérature, les productions des discours de la critique d'art. Il enseigne également à l'Université d'Aix-Marseille et exerce une activité de critique qui l'amène à publier dans diverses revues. Il est membre de l'équipe de Recherche Laboratoire Expérimental des Modernités.
 
Bahéra Oujlakh est doctorante en Arts à l'Université de Valenciennes (laboratoire CALHISTE EA 4343). Placée sous la direction de Catherine Chomarat-Ruiz, sa recherche porte sur les nombreux usages des textiles dans l'art et prend actuellement appui sur la vie et l'oeuvre de Patrice Hugues - artiste contemporain qui utilise la thermo-impression. D'autre part, elle est chargée de cours en théorie de l'art et en histoire de la danse, de la performance et de la musique au département Art de l'UPHF et chargée de TD en culture de la communication et en muséologie au Campus Universitaire de Cambrai.
 
Aurélie Petiot travaille sur les notions de transmission et d'éducation au sein du mouvement Arts and Crafts. Dans sa thèse (2013, université de Cambridge), elle étudiait les théories et pratiques pédagogiques de C. R. Ashbee (1863-1942); elle poursuit ces recherches sur la transposition de ces pratiques par les membres du mouvement Arts and Crafts dans l'Empire britannique, en Egypte, Inde et Palestine. Auteure d'un ouvrage sur les PréRaphaélites (Citadelles et Mazenod, 2019), elle a également publié « Crafting Colonial Masculinity: C. R. Ashbee's Educational Programme in Egypt and Jerusalem (1917-1921) » (Nineteenth-Century Gender Studies, 14.2 (Fall 2018).
 
Philippe Roux est le fondateur de la revue De(s)générations. Il enseigne l'histoire des idées à l'École Supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne et est coordonnateur chargé des conférences et colloques au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne.

Didier Semin a fait des études d'histoire de l'art à l'université de Strasbourg. Après sa maîtrise, il a occupé successivement les fonctions de chargé des expositions à la Maison de la Culture de Saint-Étienne, puis de conservateur, au musée des Sables-d'Olonne, au musée d'Art moderne de la Ville de Paris et enfin au Centre Pompidou - musée national d'Art moderne, où il était chargé de la collection contemporaine jusqu'en 1998. Il enseigne aux Beaux-Arts de Paris depuis 1999;Il a assuré le commissariat de nombreuses expositions monographiques ou thématiquesUne partie des articles qu'il a publiés depuis une vingtaine d'années a été reprise dans un recueil intitulé La Piste du hérisson, aux éditions Jacqueline Chambon, à Nîmes, en 2004.
 
Jean-Baptiste Sibertin-Blanc créé son premier Studio sur les bases d'un parcours hérité de deux formations, ébéniste (École Boulle) et designer (Ensci). Directeur de la Création de la Cristallerie Daum, 1999/2011, il choisi de se consacrer au Studio JBSB afin de poursuivre ses projets avec les maisons, institutions et galeries. En 2017, il relit 30 ans de projets et d'expériences dans une monographie autour de 5 entretiens. Enseignant à l'ESAD de Reims (1993/99), il rejoint l'Ensad de Nancy en 2010 et crée l'ARC Glassroom. L'ensemble de sa démarche est reconnu au Sommet du Luxe et de la Création en 2002 (Talent de l'Élégance). En 2005, la collection Feelings (Saint-Gobain) reçoit le Janus de l'Industrie. En 2014, il participe à l'Académie des savoir-faire créée par la Fondation Hermès. En 2018, le Centre national des arts plastiques choisi de voir entrer dans ses collections le fauteuil Motenasu.

Arts and Crafts aujourd'hui

Colloque International


17 et 18 Octobre 2019

Auditorium de la Cité du design
3 rue Javelin Pagnon, Saint-Étienne
France

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